IOBSP 7

Devenir courtier en prêt immobilier : étapes, capacité, ORIAS

Devenir courtier en prêt immobilier en 2026 : RCS, capacité IOBSP niveau 1, RC pro, association agréée et ORIAS, puis 7 heures de formation par année civile.

· 17 min de lecture · Par Équipe pédagogique HNC

Vos 7 heures de l'année civile : formation continue IOBSP de 7 heures en crédit immobilier, en ligne.

Pour devenir courtier en prêt immobilier, il faut s'immatriculer au registre du commerce et des sociétés pour l'activité de courtage en opérations de banque et en services de paiement, justifier d'une capacité professionnelle de niveau 1, souscrire une assurance de responsabilité civile professionnelle, adhérer à une association professionnelle agréée, puis s'inscrire à l'ORIAS. Les conditions viennent du code monétaire et financier, articles L. 519-1 à L. 519-12 et R. 519-4 à R. 519-16. Une fois installé, le courtier suit au moins 7 heures de formation continue par année civile en crédit immobilier.

Une conseillère clientèle d'agence bancaire monte des dossiers de prêt immobilier depuis plusieurs années. Elle veut changer de cadre et travailler pour ses clients, pas pour une seule banque. Elle a un diplôme de premier cycle d'études supérieures en commerce, de niveau 5. Elle se demande par où commencer. Faut-il créer une société d'abord, ou s'inscrire à l'ORIAS ? Son expérience en banque compte-t-elle ? Quelles pièces réunir, et dans quel ordre ? Ce guide suit le parcours dans l'ordre réel des démarches, avec les textes à chaque étape.

Qu'est-ce qu'un courtier en prêt immobilier, au sens de la loi ?

Le courtier en prêt immobilier est, en droit, un courtier en opérations de banque et en services de paiement, souvent abrégé COBSP. L'expression « courtier en prêt immobilier » est un nom d'usage. Le code monétaire et financier parle d'intermédiaire en opérations de banque et en services de paiement, ou IOBSP.

L'article L. 519-1 du code monétaire et financier définit l'activité. L'intermédiation consiste à « présenter, proposer ou aider à la conclusion des opérations de banque ou des services de paiement ou à effectuer tous travaux et conseils préparatoires à leur réalisation ». Est intermédiaire celui qui l'exerce « à titre habituel, contre une rémunération ou toute autre forme d'avantage économique ».

L'article R. 519-4 range les IOBSP en quatre catégories. Le courtier est la première. Trois traits le distinguent :

  • Une immatriculation au registre du commerce et des sociétés « pour l'activité de courtage en opérations de banque et en services de paiement ».
  • Un mandat du client, et non d'une banque. Le texte exclut « tout mandat d'un établissement de crédit » ou d'une société de financement.
  • Aucune exclusivité. Le courtier n'est pas soumis à une obligation contractuelle de travailler exclusivement avec un établissement.

Le crédit immobilier n'est qu'une des opérations possibles. Le même article cite aussi le crédit à la consommation, le regroupement de crédits et le prêt viager hypothécaire. Dans les faits, le crédit immobilier pèse lourd chez les courtiers : selon le rapport annuel 2025 de l'ORIAS, il représente à lui seul 26 % des « principales opérations réalisées » par les courtiers en opérations de banque. Ce rapport compte 5 977 inscriptions dans cette catégorie au 31 décembre 2025, dont 93 % de personnes morales.

Catégorie (CMF, art. R. 519-4) Qui donne le mandat ? Capacité requise
1° Courtier Le client Niveau 1 (R. 519-8)
2° Mandataire exclusif Un seul établissement, pour une catégorie d'opérations Niveau 2 (R. 519-9), niveau 3 si l'activité est accessoire (R. 519-10)
3° Mandataire non exclusif Un ou plusieurs établissements Niveau 1 (R. 519-8), niveau 3 si l'activité est accessoire (R. 519-10)
4° Mandataire d'intermédiaire Un courtier, un mandataire ou un intermédiaire européen Selon le mandant et l'activité (R. 519-8 à R. 519-10)

Le détail de chaque catégorie figure dans notre article COBSP, MOBSP, MIOBSP : les différences. Un point à retenir dès maintenant : une même personne ne cumule plusieurs catégories que pour des opérations « de nature différente » (R. 519-4, II).

Quelles sont les étapes pour devenir courtier en prêt immobilier ?

Le parcours compte six étapes. Les cinq premières se font avant de traiter le premier dossier. La sixième revient chaque année.

  1. Réunir la capacité professionnelle de niveau 1.
  2. S'immatriculer au registre du commerce et des sociétés pour le courtage en opérations de banque.
  3. Souscrire une assurance de responsabilité civile professionnelle, et une garantie financière si des fonds vous sont confiés.
  4. Adhérer à une association professionnelle agréée par l'ACPR.
  5. Demander l'immatriculation à l'ORIAS dans la catégorie de courtier.
  6. Une fois inscrit : renouveler chaque année et suivre la formation continue.

L'ordre des étapes 1 à 4 dépend de votre situation. Toutes doivent être réunies au moment de la demande à l'ORIAS, car le dossier de la catégorie courtier demande les justificatifs de chacune. Le tableau suivant reprend ces justificatifs tels que les liste le guide d'inscription COBSP de l'ORIAS, version de septembre 2025.

Condition Justificatif demandé par l'ORIAS Texte
Identité et immatriculation Extrait RCS de moins de 3 mois mentionnant le courtage en opérations de banque et services de paiement CMF, art. R. 519-4, I, 1°
Capacité professionnelle Livret de stage de 150 heures, ou expérience d'un an et 40 heures, ou diplôme CMF, art. R. 519-8 et R. 519-14
Association Attestation d'adhésion à une association agréée « banque » par l'ACPR CMF, art. L. 519-11
Responsabilité civile Attestation d'assurance en opérations de banque et services de paiement CMF, art. L. 519-3-4 et R. 519-16
Garantie financière Attestation, seulement si des fonds sont confiés à l'intermédiaire CMF, art. L. 519-4
Frais 25 € non remboursables par inscription Arrêté du 20 décembre 2012

Quel statut et quelle immatriculation au RCS choisir ?

Le courtier doit être immatriculé au registre du commerce et des sociétés pour l'activité de courtage en opérations de banque et en services de paiement. C'est la condition posée par l'article R. 519-4, I, 1°. Le guide de l'ORIAS précise que le courtier « est un commerçant au sens du code de commerce ». L'objet social et les activités inscrites sur l'extrait Kbis doivent mentionner ce courtage.

Le courtier peut être une personne physique ou une société. Le guide de l'ORIAS vise les deux. Pour une société par actions simplifiée, l'ORIAS peut demander les statuts afin de vérifier qui sont les dirigeants.

Activité principale ou accessoire

Le guide de l'ORIAS distingue deux cas :

  • Activité principale. Les opérations de banque ne sont pas un complément d'un autre produit ou service. Tous les dirigeants doivent justifier de la capacité professionnelle.
  • Activité accessoire. L'intermédiation complète une activité principale, par exemple la vente d'un bien ou d'un service. Un dirigeant délégué peut porter la capacité de niveau 1.

Le guide ajoute un repère pratique : si votre code NAF est 64.19Z ou 64.92Z, votre activité est « présumée être exercée à titre principal ». Quand l'intermédiation en opérations de banque est elle-même l'activité principale, le guide classe le courtier « à titre principal ».

L'honorabilité des dirigeants

La compétence ne suffit pas. L'article L. 519-3-3 exige aussi des « conditions d'honorabilité ». Elles visent l'intermédiaire personne physique qui exerce en son nom propre, et pour une société les personnes qui la dirigent, la gèrent ou l'administrent. Pour les vérifier, l'ORIAS demande le bulletin n° 2 du casier judiciaire de la personne intéressée (article R. 546-5).

Quelle capacité professionnelle faut-il, et comment l'obtenir en reconversion ?

Un courtier doit justifier d'une capacité professionnelle de niveau 1. L'article R. 519-8 du code monétaire et financier ouvre trois voies. Il suffit d'en remplir une.

Voie Condition exacte Justificatif
Diplôme Études supérieures de niveau 6 du cadre national des certifications professionnelles, dans une matière admise Le diplôme
Formation Formation professionnelle de 150 heures adaptée aux opérations de banque ou aux services de paiement Attestation et livret de formation
Expérience et formation Un an d'expérience dans des fonctions liées aux opérations de banque, acquise dans les trois ans avant l'immatriculation, plus 40 heures de formation dans ces mêmes trois ans Attestation de fonctions et attestation de formation

L'article R. 519-8, II, 2°, prévoit une quatrième combinaison. Elle vise la personne qui a déjà le niveau de compétence de l'article R. 519-9, soit le niveau 2, et un an d'expérience professionnelle dans l'une des catégories d'IOBSP. Elle complète par 40 heures de formation dans les trois ans qui précèdent l'immatriculation.

La voie du diplôme

Le diplôme doit porter sur l'une au moins de ces matières : « finances, banque, gestion, économie, droit ou assurance » (article R. 519-11). Un diplôme de commerce d'un niveau de formation I peut aussi être pris en compte. Acquis en France, le diplôme est enregistré au répertoire national des certifications professionnelles ou délivré au nom de l'État. Acquis à l'étranger, il est reconnu par le Centre ENIC-NARIC France.

L'arrêté du 9 juin 2016 relatif à la capacité professionnelle précise la nomenclature. Le diplôme relève de l'une des spécialités de formation 122, 128, 313 ou 314. Notre article IOBSP niveau 1 : équivalence diplôme détaille ces critères.

La voie de la formation de 150 heures

L'arrêté du 18 juillet 2022 découpe la formation de niveau 1 en modules. Le module général compte 60 heures. Le module crédit immobilier compte 40 heures. Le crédit à la consommation et de trésorerie compte 20 heures, le regroupement de crédits 20 heures, les services de paiement 10 heures. Le total fait 150 heures.

La formation se termine par un contrôle des compétences. Selon l'article 6 de l'arrêté, une épreuve en questionnaire à choix multiple ou en questions à réponses courtes est réussie quand les bonnes réponses dépassent 70 %. La personne reçoit une attestation et un livret signé, qui comprend en annexe les résultats du contrôle (article R. 519-12, IV).

La voie de l'expérience, utile en reconversion

Cette voie intéresse les personnes qui viennent de la banque. L'expérience doit durer un an. Elle doit porter sur des « fonctions liées à la réalisation d'opérations de banque ou de services de paiement ». Elle doit avoir été acquise « au cours des trois années précédant l'immatriculation ». Elle se cumule avec 40 heures de formation suivies dans ces mêmes trois ans.

Le délai compte. Une expérience terminée depuis plus de trois ans au jour de l'immatriculation ne remplit plus la condition. Elle se prouve par une attestation de fonctions signée par l'employeur (article R. 519-14, d).

Dans notre exemple, le diplôme de la conseillère bancaire est de niveau 5 : il ne suffit pas pour le niveau 1, qui demande le niveau 6. Il lui reste deux voies. Si ses fonctions à la banque sont bien liées à la réalisation d'opérations de banque, elle peut combiner cette expérience récente avec une formation de 40 heures. Sinon, elle suit la formation de 150 heures. Notre guide IOBSP niveau 1, 2 ou 3 compare les trois niveaux.

Pas de formation DCI de 40 heures en plus

La capacité de niveau 1 couvre aussi la compétence exigée par le code de la consommation pour le crédit immobilier. L'article R. 519-7, III, prévoit que les personnes qui satisfont aux articles R. 519-8 et R. 519-9 « sont réputées justifier des compétences professionnelles prévues à l'article L. 314-24 du code de la consommation ». La formation continue, elle, reste due chaque année.

Quelle assurance et quelle garantie financière souscrire ?

Le courtier doit souscrire sa propre assurance de responsabilité civile professionnelle. L'article L. 519-3-4 distingue deux cas. Quand l'intermédiaire agit pour le compte d'un établissement ou d'un autre intermédiaire, ce mandant couvre sa responsabilité. « Dans les autres cas », l'intermédiaire « doit souscrire un contrat d'assurance ». Le courtier agit en vertu d'un mandat du client : il est dans ce second cas.

L'article R. 519-16 précise le fonctionnement du contrat :

  • Le montant des garanties ne peut être inférieur à un niveau fixé par arrêté.
  • Les garanties prennent effet au 1er mars, pour douze mois. Le contrat est reconduit tacitement au 1er janvier de chaque année.
  • Celui qui débute souscrit le contrat de la date de son immatriculation jusqu'au 1er mars de l'année suivante.
  • L'assureur délivre une attestation. Il prévient l'ORIAS sans délai de toute suspension ou résiliation.
  • Le contrat couvre les États de l'Union et de l'Espace économique européen où le courtier propose ses services.

Le guide de l'ORIAS indique les minimums attendus pour un courtier : 500 000 euros par sinistre et 800 000 euros par année d'assurance. La franchise par sinistre est au plus de 20 % du montant des indemnités dues.

La garantie financière, seulement si l'on vous confie des fonds

La garantie financière n'est pas toujours exigée. Selon l'article L. 519-4, elle vise l'intermédiaire qui, « même à titre occasionnel, se voit confier des fonds en tant que mandataire des parties ». Elle ne peut résulter que d'un engagement de caution d'un établissement de crédit, d'une société de financement habilitée ou d'une entreprise d'assurance. Le guide de l'ORIAS indique un minimum de 115 000 euros par an.

Une règle qui pèse sur le modèle économique

L'article L. 519-6 interdit de percevoir une somme avant le versement effectif des fonds prêtés. Cela vise la provision, les commissions, les frais de recherche, de démarches, de constitution de dossier ou d'entremise. Un courtier ne perçoit donc pas de frais de dossier à la signature du mandat. Une dérogation existe pour le service de conseil indépendant : l'article L. 519-6-1 permet alors d'être rémunéré par le client. Hors ce cas, le budget de démarrage doit tenir compte de ce décalage, car les rémunérations suivent les déblocages de fonds.

Pourquoi faut-il adhérer à une association professionnelle agréée ?

L'adhésion est une condition de l'immatriculation pour le courtier. L'article L. 519-11 le prévoit « aux fins de leur immatriculation au registre » pour les intermédiaires et leurs mandataires. Les mandataires exclusifs et non exclusifs, et leurs propres mandataires, en sont exemptés par le II du même article. Le courtier, lui, ne l'est pas.

L'association a plusieurs rôles, selon le même article :

  • offrir un service de médiation ;
  • vérifier les conditions d'accès et d'exercice de l'activité ;
  • vérifier le respect des exigences professionnelles et organisationnelles ;
  • accompagner ses membres et observer l'activité, notamment par des statistiques.

L'ACPR publie la liste des associations de courtiers agréées. Le choix de l'association vous revient. Vérifiez la liste au moment de choisir, car un agrément peut être retiré. Le rapport annuel 2025 de l'ORIAS signale un retrait d'agrément décidé par l'ACPR le 18 mars 2026, avec un délai laissé aux membres pour adhérer ailleurs.

L'association répond dans un délai de deux mois à compter de la réception d'un dossier complet (article L. 519-12). Un refus doit être motivé. Il peut faire l'objet d'un recours devant le tribunal judiciaire du siège de l'association.

L'association peut aussi faire vos démarches. L'article R. 546-2, II, prévoit que pour les catégories 1° et 4°, les formalités d'immatriculation « peuvent être accomplies par l'association » à laquelle l'intermédiaire a adhéré. Notre article association professionnelle agréée : obligatoire pour qui détaille ces règles.

Comment se passe l'inscription à l'ORIAS ?

L'inscription se fait en ligne, depuis un compte utilisateur sur orias.fr, une fois toutes les pièces réunies. L'article L. 546-1 oblige les IOBSP à s'immatriculer sur le registre unique. Il ne vise pas les personnes physiques salariées d'un intermédiaire.

Le parcours suit quatre temps, décrits par le guide de l'ORIAS :

  1. Le dépôt. Vous créez votre compte, choisissez la catégorie de courtier et transmettez les justificatifs en PDF.
  2. La vérification des pièces. Un gestionnaire vous contacte si un document n'est pas conforme. Une demande inactive pendant plus de 90 jours est annulée.
  3. Le contrôle d'honorabilité. L'ORIAS demande le bulletin n° 2 du casier judiciaire.
  4. La commission d'immatriculation. En cas d'acceptation, l'inscription est publiée sur orias.fr le jour de la commission. En cas de refus, un courrier recommandé motivé est envoyé.

Le délai maximum est de deux mois à compter de la réception d'un dossier complet (article R. 546-3). L'ORIAS notifie alors une attestation avec le numéro d'immatriculation et la date d'enregistrement. Une même personne ne peut avoir qu'un seul numéro au registre (article R. 546-2).

Les frais sont fixés à 25 euros par l'arrêté du 20 décembre 2012. L'article L. 546-1 plafonne ces frais annuels à 250 euros. Le guide de l'ORIAS précise qu'ils sont dus par inscription et ne sont pas remboursables.

Exercer sans être inscrit expose à des sanctions pénales. L'article L. 546-4 punit les infractions aux dispositions du chapitre qui comprend l'article L. 546-1 de deux ans d'emprisonnement et de 6 000 euros d'amende, ou de l'une de ces deux peines. Notre guide ORIAS IOBSP : l'inscription étape par étape détaille l'écran de dépôt et chaque pièce.

Que faut-il faire une fois installé comme courtier ?

Une fois inscrit, le courtier renouvelle son immatriculation chaque année et suit au moins 7 heures de formation continue par année civile en crédit immobilier. Il respecte aussi des règles de conduite envers ses clients.

Renouveler l'immatriculation chaque année

L'immatriculation est « renouvelable chaque année » (CMF, article L. 546-1). L'arrêté du 9 juin 2016 relatif au registre unique fixe le renouvellement au 1er mars de chaque année. La demande est adressée au moins un mois avant l'expiration de l'immatriculation. Elle comprend l'attestation d'assurance, la garantie financière le cas échéant, les frais, et un document de moins de deux mois attestant l'adhésion à une association agréée. Le guide de l'ORIAS situe la campagne entre le 1er et le 31 janvier.

Suivre 7 heures de formation continue par année civile

La formation continue est due chaque année. L'article R. 519-11-3 vise les intermédiaires « et leurs personnels ». En crédit immobilier, la durée minimale est de 7 heures par année civile (arrêté du 9 juin 2016 pris pour l'application de l'article D. 313-10-2 du code de la consommation, article 2). Ces 7 heures valent aussi pour la formation continue du code monétaire et financier en crédit immobilier (arrêté du 18 juillet 2022, article 5).

Le minimum se compte par année civile. L'article 2 de l'arrêté de 2016 ne prévoit pas de prorata pour une installation en cours d'année. Pour votre première année, faites le point avec votre association professionnelle. La formation se termine par un contrôle et donne lieu à un livret et une attestation (code de la consommation, article D. 314-26).

Former et encadrer ses collaborateurs

Le courtier qui recrute veille à ce que ses personnels remplissent les conditions de compétence avant tout acte d'intermédiation (article R. 519-15). Par dérogation, un nouveau collaborateur dispose de six mois après sa prise de poste, s'il occupe un poste adapté et travaille sous la responsabilité d'une personne qui remplit les conditions. Chaque collaborateur concerné suit aussi ses 7 heures annuelles.

Respecter les règles de conduite

Avant la conclusion d'une opération, le courtier informe le client de son identité et de son immatriculation à l'ORIAS (article L. 519-4-2). Il signale aussi ses liens financiers avec des établissements, le cas échéant. Il doit se comporter « d'une manière honnête, équitable, transparente et professionnelle » (article L. 519-4-1).

À partir du 20 novembre 2026, deux ajouts s'appliquent. L'article L. 519-4-1 demande que l'intermédiation et le conseil s'appuient sur la situation du client et sur des hypothèses raisonnables quant aux risques pendant toute la durée du crédit. L'article L. 519-6-1 prévoit que la rémunération du personnel qui conseille « ne peut dépendre des objectifs de vente ».

Si vous préparez votre installation et cherchez votre formation continue annuelle, la formation IOBSP 7 heures ouvre le 20 novembre 2026, pour 69 € net de taxe. Elle ne remplace pas la capacité professionnelle de niveau 1.

Questions fréquentes

Faut-il un diplôme pour devenir courtier en prêt immobilier ?

Non, le diplôme n'est qu'une des voies. L'article R. 519-8 du code monétaire et financier admet aussi une formation de 150 heures, ou un an d'expérience récente dans des fonctions bancaires cumulé à 40 heures de formation. Si vous passez par le diplôme, il doit être de niveau 6 et porter sur la finance, la banque, la gestion, l'économie, le droit ou l'assurance.

Peut-on devenir courtier en prêt immobilier en reconversion ?

Oui. La formation de 150 heures ne demande aucun diplôme préalable dans les textes lus. Une personne qui a travaillé au moins un an dans des fonctions liées aux opérations de banque, dans les trois ans précédant l'immatriculation, peut aussi compléter par 40 heures de formation. Le financement d'une formation par un OPCO, l'AGEFICE ou le FIF PL se fait sous réserve d'acceptation par le financeur.

Combien coûte l'inscription à l'ORIAS pour un courtier ?

Les frais d'inscription sont de 25 euros, selon l'arrêté du 20 décembre 2012. Le guide de l'ORIAS précise qu'ils sont dus par inscription et ne sont pas remboursables. L'article L. 546-1 du code monétaire et financier plafonne ces frais annuels à 250 euros. Ils sont payés à chaque renouvellement.

Combien de temps prend l'inscription à l'ORIAS ?

L'ORIAS dispose d'un délai maximum de deux mois à compter de la réception d'un dossier complet (article R. 546-3). Le délai court donc à partir du moment où toutes les pièces sont conformes. Une demande inactive pendant plus de 90 jours est annulée, selon le guide de l'ORIAS.

Un courtier en prêt immobilier peut-il travailler seul ?

Oui. Le guide de l'ORIAS vise aussi bien une personne physique qu'une société. Le courtier qui exerce seul porte lui-même la capacité professionnelle, l'honorabilité, l'assurance et l'adhésion à l'association. Il suit aussi lui-même sa formation continue annuelle.

L'adhésion à une association est-elle obligatoire pour un courtier ?

Oui. L'article L. 519-11 du code monétaire et financier impose aux intermédiaires et à leurs mandataires d'adhérer à une association professionnelle agréée, aux fins de leur immatriculation. Seuls les mandataires exclusifs, les mandataires non exclusifs et leurs propres mandataires en sont exemptés. La liste des associations agréées est publiée par l'ACPR.

Le courtier peut-il facturer des frais de dossier avant le déblocage du prêt ?

Non, en principe. L'article L. 519-6 du code monétaire et financier interdit de percevoir une provision, une commission ou des frais de dossier avant le versement effectif des fonds prêtés. L'infraction est punie des peines prévues à l'article L. 353-1 du même code. Seul le service de conseil indépendant permet, par dérogation, d'être rémunéré par le client (article L. 519-6-1).

Faut-il suivre une formation chaque année après l'inscription ?

Oui. En crédit immobilier, la durée minimale de formation continue est de 7 heures par année civile, selon l'article 2 de l'arrêté du 9 juin 2016. L'article R. 519-11-3 du code monétaire et financier vise l'intermédiaire et ses personnels. La formation se termine par un contrôle et donne lieu à un livret et une attestation.

Courtier en prêt immobilier et mandataire : quelle différence ?

Le courtier agit en vertu d'un mandat du client et sans exclusivité avec un établissement. Le mandataire agit en vertu d'un mandat d'un ou plusieurs établissements, ou d'un autre intermédiaire. Hors activité accessoire, la catégorie change la capacité requise : niveau 1 pour le courtier et le mandataire non exclusif, niveau 2 pour le mandataire exclusif. Elle change aussi l'obligation d'adhérer à une association.

Sources

  • Code monétaire et financier, article L. 519-1 : Légifrance, lu le 23/10/2026.
  • Code monétaire et financier, article L. 519-3-3 : Légifrance, lu le 23/10/2026.
  • Code monétaire et financier, article L. 519-3-4 : Légifrance, lu le 23/10/2026.
  • Code monétaire et financier, article L. 519-4 : Légifrance, lu le 23/10/2026.
  • Code monétaire et financier, article L. 519-4-1, version du 20 novembre 2026 : Légifrance, lu le 23/10/2026.
  • Code monétaire et financier, article L. 519-4-2 : Légifrance, lu le 23/10/2026.
  • Code monétaire et financier, article L. 519-6 : Légifrance, lu le 23/10/2026.
  • Code monétaire et financier, article L. 519-6-1, version du 20 novembre 2026 : Légifrance, lu le 23/10/2026.
  • Code monétaire et financier, article L. 519-11 : Légifrance, lu le 23/10/2026.
  • Code monétaire et financier, article L. 519-12 : Légifrance, lu le 23/10/2026.
  • Code monétaire et financier, article L. 546-1 : Légifrance, lu le 23/10/2026.
  • Code monétaire et financier, article L. 546-4 : Légifrance, lu le 23/10/2026.
  • Code monétaire et financier, article R. 519-4 : Légifrance, lu le 23/10/2026.
  • Code monétaire et financier, article R. 519-10 : Légifrance, lu le 23/10/2026.
  • Code monétaire et financier, article R. 519-7 : Légifrance, lu le 23/10/2026.
  • Code monétaire et financier, article R. 519-8 : Légifrance, lu le 23/10/2026.
  • Code monétaire et financier, article R. 519-11 : Légifrance, lu le 23/10/2026.
  • Code monétaire et financier, article R. 519-11-3 : Légifrance, lu le 23/10/2026.
  • Code monétaire et financier, article R. 519-12 : Légifrance, lu le 23/10/2026.
  • Code monétaire et financier, article R. 519-14 : Légifrance, lu le 23/10/2026.
  • Code monétaire et financier, article R. 519-15 : Légifrance, lu le 23/10/2026.
  • Code monétaire et financier, article R. 519-16 : Légifrance, lu le 23/10/2026.
  • Code monétaire et financier, article R. 546-3 : Légifrance, lu le 23/10/2026.
  • Code monétaire et financier, article R. 546-5 : Légifrance, lu le 23/10/2026.
  • Arrêté du 18 juillet 2022 portant approbation des programmes de formation des IOBSP, articles 2, 5 et 6 : Légifrance, lu le 23/10/2026.
  • Arrêté du 9 juin 2016 relatif aux conditions de capacité professionnelle des intermédiaires en opérations de banque et en services de paiement, article 1er : Légifrance, lu le 23/10/2026.
  • Arrêté du 9 juin 2016 relatif au registre unique, article 2 : Légifrance, lu le 23/10/2026.
  • Arrêté du 9 juin 2016 pris pour l'application de l'article D. 313-10-2 du code de la consommation, article 2, version du 20 novembre 2026 : Légifrance, lu le 23/10/2026.
  • Arrêté du 20 décembre 2012 fixant le montant des frais d'inscription annuels au registre unique des intermédiaires, article 1er : Légifrance, lu le 23/10/2026.
  • ORIAS, guide d'inscription dans la catégorie COBSP, version 1.0, septembre 2025 : orias.fr, lu le 23/10/2026.
  • ORIAS, rapport annuel 2025 : orias.fr, lu le 23/10/2026.
  • ACPR, liste des associations professionnelles de courtiers agréées : acpr.banque-france.fr, lu le 23/10/2026.

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IOBSP 7 coûte 69 € net de taxe. Salarié : OPCO de l'employeur. Indépendant : le fonds inscrit sur l'attestation URSSAF, sous réserve d'accord du financeur.

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Statut et ORIAS

ORIAS IOBSP : renouvellement 2027, calendrier, frais et pièces

Renouvellement ORIAS 2027 : demande en janvier, au plus tard le 31, 25 € par catégorie, effet au 1er mars 2027 (arrêté du 9 juin 2016, art. 2). Pièces à jour.

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Statut et ORIAS

Numéro ORIAS : où le trouver et vérifier un IOBSP (guide 2026)

Le numéro ORIAS figure sur toute publicité de l'IOBSP (CMF, R. 519-24). Vérifiez-le sur orias.fr : statut, catégorie, mandant et encaissement de fonds.

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Statut et ORIAS

IOBSP : définition, statuts et obligations (guide 2026)

Un IOBSP présente, propose ou aide à conclure un crédit, à titre habituel et contre rémunération (CMF, art. L. 519-1). Critères, exclusions et réforme 2026.

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